Portraits

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Quand je peins un portrait, je plonge dans la personne. Elle m’offre tout ce dont j’ai besoin pour raconter.

Le gros plan crée une connexion, une forme d’enveloppement, comme une couverture d’intimité. En isolant le visage de son corps et du contexte qui l’entoure, il devient un symbole, un grand paysage fait de couches, de profondeur et de détails.

Chaque fragment du visage est un tableau immense, chargé d’informations — non seulement plastiques, mais aussi narratives.

Je peins des portraits depuis plusieurs années, sans les penser en série. Même quand je travaille sur d’autres sujets, je reviens toujours aux visages.

Cet univers me fascine : parvenir au geste, à ce trait unique qui identifie, comme une empreinte digitale, contenant l’essence du personnage — tout est là, tout peut s’y dire.

Cette série, réalisée entre 2015 et 2016, n’est pas née d’une intention initiale. Ce sont des portraits venus peu à peu, goutte à goutte, et qui ont fini par former un ensemble avec une voix propre, un langage commun.

Chaque figure porte une attitude qui les relie : un regard frontal, presque défiant. Car regarder droit dans les yeux, c’est un acte de confrontation.

Ils dégagent une aura de mystère, entre mondes fantasmagoriques et nostalgie flottante.

Quand un personnage vous regarde depuis la toile, un lien se crée. Une ligne invisible de sentiments s’établit, les émotions circulent librement. Cet instant sincère mène à la compréhension de ce grand paysage qu’est le visage, de ce symbole, et donne toute sa dimension à celui ou celle qui est peint·e.

Le regard dit tout. Il révèle une humeur, une époque de la vie, il transmet des états d’âme.

Regarder dans les yeux, c’est voir qui est l’autre. Son expression, son geste, racontent une vie.

Un portrait parle. Il décrit une personne, son caractère, ses traits, sa présence.

Mais la sensation, l’émotion, le plaisir que l’on reçoit face à un portrait varient d’un regard à l’autre. Même ce que le peintre a voulu transmettre ne sera jamais perçu de manière identique.

Car même dans une œuvre figurative, l’interprétation du spectateur porte déjà sa propre histoire.

Maria et moi
Huile / panneau
40 x 70 cm
2016
Autoportrait en vert
huile / toile
80 cm x 70 cm
2016
Gaïa
Acrylique / panneau
120 x 120 cm
2014
Paula y Pablo
Huile / toile
50 x 50 cm
2016
Avec ce petit peu de bleu sur le front
Huile / toile
80 x 80 cm
2016
Marie et le but
Huile / panneau
40 x 30 cm
2015
Katy
Huile / panneau
50 x 40 cm
2015
Juan y Adri
óleo/tabla
50 x 40 cm
2016
Les cousins
Huile / toile
70 x 90 cm
2015s
Le partenaire
Huile / panneau
50 x 40 cm
2015
Les cousins et la moustache
Huile / toile
60 x 90 cm
2015
Le favori
Huile / panneau
50 x 40 cm
2015
David
Huile / panneau
50 x 40 cm
2015
Autoportrait en roses
Huile / panneau
50 x 40 cm
2015
Papá
Huile / toile
40 x 60 cm
2019

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